Le requin est un poisson âgé de 420 millions d’années

Les requins sont un groupe de poissons caractérisé par un squelette cartilagineux, avec la caractéristique d’avoir cinq à sept fentes branchiales sur les côtés de la tête, et les nageoires pectorales qui ne sont pas fusionnés à la tête. Les requins modernes sont classés dans la clade Selachimorpha ou Selachii, et sont le groupe frère des actinoptérygiens. Toutefois, le terme «requin» a également été utilisé pour membres éteints (disparus) du sous-ordre des Elasmobranches en dehors de la classe Selachimorpha, comme Cladoselache et Xenacanthus. En vertu de cette définition plus large, la plus ancienne date connue de l’existence de requins remonte à plus de 420 millions d’années.

Requin de l'espèce T. obesus

Un requin de l'espèce T. obesus

Depuis ce temps, les requins se sont diversifiés dans plus de 400 espèces (et il s’en découvre encore de nos jours). Ils varient en taille du petit requin lanterne Etmopterus perryi, une espèce d’eau profonde de seulement 17 centimètres de longueur, au requin-baleine Rhincodon typus, le plus grand poisson au monde, qui atteint environ 12 mètres. Malgré sa taille, le requin-baleine ne se nourrit que de plancton, calmars, petits poissons par un système d’alimentation filtrée au niveau de la gueule et juste derrière. Les requins sont présents dans toutes les mers et sont communs jusqu’à une profondeur de 2.000 mètres. Ils ne vivent généralement pas dans l’eau douce mais il y a quelques rares exceptions connues, telles que le requin taureau et le requin rivière qui peuvent survivre dans l’eau de mer et l’eau douce à la fois. Ils respirent à travers cinq à sept branchies, et les fentes sont facilement visibles sur les côtés juste derrière la tête. Les requins ont un revêtement de denticules dermiques qui protège leur peau contre les dommages et les parasites en plus d’améliorer leur dynamique des fluides. Ils ont également plusieurs séries de dents remplaçables.

Des espèces bien connues comme le grand requin blanc Carcharodon carcharias, requin tigre , le requin peau bleue, requin mako, et le requin-marteau sont à l’apex des prédateurs sous-marins en étant des organismes au sommet de la chaîne alimentaire. Leur habileté de prédateurs fascine et effraie les humains, même si leur survie est menacée par les activités humaines.



L’aquariologie des coraux durs Acropora

Les coraux, dits corne de cerf, ou les diverses espèces d’Acropora, sont parmi les groupes les plus importants et abondantes de coraux constructeurs de récifs, dits hermatypiques. Il y a plus de 300 espèces de coraux Acropora trouvés partout dans le monde, dont beaucoup d’entre eux dans la région Indo-Pacifique et trois espèces à Hawaï. Ils se retrouvent dans une grande variété d’habitats de la surface jusqu’à des profondeurs de 30 mètres au maximum. Beaucoup de petits poissons de récif vivent à proximité des colonies d’Acropora et utilisent le fourré de branches comme lieu de retraite si ces organismes marins se sentent menacés.

Acropora hoeksemai

Voici une courte liste de quelques-unes des espèces les plus communes trouvées dans le commerce des aquariums :

Selon l’espèce et l’emplacement, les acropores peuvent se développer sous forme de plaques, minces ou avec des branches touffues. Des changements spectaculaires dans la forme de la colonie sont également vus dans une seule espèce, en fonction des facteurs environnementaux. Certains coraux Acropora peut former des colonies arrondies en eau peu profonde, mais aplatie en plateau dans les eaux profondes où une plus grande surface est nécessaire pour capter la lumière diminuée. La forme de croissance la plus courante des espèces importées pour le commerce des aquariums est touffue en apparence, avec de courts rameaux compacts.

Avec de nombreuses espèces actuellement connues, les formes et couleurs très variées et variables, l’identification des espèces individuelles peut être une tâche délicate.

Dans l’aquarium, les conditions idéales pour le corail Acropora est un aquarium récifal établi avec un éclairage lumineux, si possibles aux halogénures métalliques qui sont connues pour être le meilleur éclairage, mais ils peuvent aussi prospérer sous lampes fluorescentes T5, mais difficilement avec des LED. Avec l’éclairage intense, les coraux Acropora préfèrent un fort débit d’eau intermittent. Si, compte tenu des bonnes conditions, les coraux Acropora se développent rapidement, les colonies individuelles peuvent dépasser 1 mètre de diamètre à l’état sauvage. Dans un aquarium récifal bien entretenu, le doigt de la taille des fragments peuvent facilement se transformer en terrain de grand taille des colonies en 1 à 2 ans.

Le propagation des coraux Acropora, y compris en éco-aquarium, se réalise avec une reproduction sexuée ou asexuée. La reproduction sexuée se fait par la libération des ovules et du sperme dans l’eau. La reproduction asexuée se produit par l’intermédiaire d’une fragmentation, lors d’une branche se détache une colonie, se rattache au substrat et pousse.

Acropora ainsi que la plupart de tous les autres coraux SPS sont très faciles à propager. Il est aussi simple que la rupture d’une branche et l’attacher à un morceau de roche.



Nouveauté en terrariophilie

L’aquariologie et la terrariophilie sont deux sciences très proches et se rejoignent au niveau de l’aquaterrarium, puisque les deux milieux sont mêlés ensemble dans ce cadre. Ainsi, le portail d’aquariophilie vient d’ouvrir son forum à cette nouveauté pour discuter intelligemment des terrariums avec la maintenance d’espèces parfois difficiles et lointaines, voir même dangereuses, mais aussi de petites bestioles qu’on trouve près de chez nous comme un dytique de l’espèce Cybister lateralimarginalis.

Mais j’imagine que d’autres discussions enflammeront les passions comme ces merveilleuses grenouilles exotiques, quelquefois toxiques dans leur propre milieu d’origine naturel, en particulier les dendrobates comme la fabuleuse Dendrobates azureus ou la non moins affolante Epipedobates anthonyi.

Une section va voir le jour dans le guide des espèces et cela, sans contourner ni donner aucune concession pour le moindre chloroplaste, et présenter des descriptions d’espèces dans les divers domaines que sont les :

  • batraciens (Anoures, Urodèles, Gymnophiones)
  • lézards (Agamidés, Camaeléonidés, Cordylidés, Geckonidés, Iguanidés, Lacertidés, Scincidés, Teiidés, Varanidés)
  • serpents (Couleuvres, Elaphes américaines, Elaphes asiatiques, Elaphes européennes, Pythons & Boas)
  • tortues (Tortues Aquatiques ou Palustres)
  • arthropodes (Araignées, Dytiques, Phasmes, insectes, etc)

A vos lectures et régalez-vous les yeux.



Plantes aquatiques et bactéries

Ce n’est pas parce que les évènements géopolitiques aux alentours de la mer Rouge occupent et préoccupent qu’on ne doit plus parler d’aquariums! Surtout que la bactérie, elle, ne connaît pas les frontières et quand elle meurt, c’est la catastrophe.

 

Aussi, soignons la bactérie et l’un de ses fervents défenseurs qui apprécie sa présence : les plantes aquarium. Lorsque des plantes aquatiques sont introduites dans un aquarium, elles apportent leur dose de bactéries, et parfois certains intrus avec de petits escargots comme les vortex ou des planorbes. Mais ces derniers sont parfois de bons auxiliaires pouraider les bactéries et les plantes à assimiler certains composés en réduisant le type de déchets organique.



Les différences subtiles du langage biologique

Quand on aborde le langage scientifique au titre d’un dictionnaire biologique, on est parfois surpris de trouver des termes tellement synonymes qu’ils ont finalement une définition quasiment identique. Mais quelquefois, des subtilités de langage donne des appréciations différentes aux expressions ou mots. Ainsi, quelle est la différence entre un organisme détritivore et un animal détritiphage? Comment se comporte une espèce dulçaquicole et une autre dulcicole? Ce sont des termes peu employés dans le langage populaire, il faut en convenir, mais la langue française a parfaitement défini le cadre d’action et l’envergure, la portée de chaque groupe littéraire.

 

La confusion vient souvent des origines mixtes de la langue française : tantôt latine, tantôt grecque. Nous oublions volontairement les langues vivantes en se limitant aux langues mortes. Ainsi, si détritivore a une source étymologique latine, son pendant grec n’est autre que détritiphage …Finalement, on peut estimer que les deux mots sont strictement synonymes.

 

En revanche, il en va différemment  pour les distinctions entre dulçaquicole et dulcicole! En effet, si le préfixe et suffixe sont pareils, l’intervention et la précision aqueuse dans le premier terme exprime parfaitement l’obligation du milieu aqueux en eau douce, tandis que, oublié dans le second mot, le milieu eau douce ne devient plus une totale obligation. CQFD : une espèce ou organisme dulcicole peut aller faire un petit tour, temporairement, dans un autre milieu, dans un autre biotope que l’eau douce (typiquement, en eau saumâtre ou en eau de mer).

 

En conclusion, l’apprentissage du langage de la biologie est primordial : on parle tous la même langue avec les mêmes définitions, et c’est important pour communiquer sereinement.



Le poisson combattant Betta splendens

La coloration brillante du célèbre poisson combattant, et les longues nageoires de l’espèce Betta splendens en font l’un des plus connu poissons d’aquarium. Les couleurs des mâles vont du rouge intense au bleu, au blanc, au jaune, etc. Les femelles ne sont pas aussi fortement colorées, et ont des nageoires beaucoup plus courtes. Une remarque immédiate, ce poisson combattant est un des chouchous en aquarium comme l’est le poisson rouge.

Le Betta combattant du Siam est l’;une des plus reconnus, des plus colorées, et souvent des plus controversés espèce de poissons d’eau douce en aquariophilie. Les débats font rage sur l’opportunité de les maintenir dans de petits bols, de tous petits récipients en plexiglass ou plastique quelconque. Pour bien comprendre leurs besoins, il est important de se familiariser avec leur habitat naturel.

Les Bettas sont originaires des eaux peu profondes en Thaïlande (anciennement appelé Siam, d’où leur nom), Indonésie, Malaisie, Vietnam, et des parties de la Chine. Ils prolifèrent dans les rizières, les étangs peu profonds avec Ceratopteris cornuta, et même les cours d’eau lents. Bien que les aquariophiles, gardiens de nombreux poissons, sont conscients que les Bettas sont issus d’eaux peu profondes, mais ce qui est souvent négligé est la température de l’eau.

Betta splendens de couleur rouge



Les mâles incubent chez les hippocampes

L’hippocampe est un animal aquatique mythique; ce mythe a pour origine plusieurs facteurs et des caractéristiques physiques et physiologiques uniques ou tout au moins rares. Ainsi, si ce poisson marin n’est pas hermaphrodite, la reproduction montre une particularité surprenante : c’est le mâle qui va porter les oeufs de cet ovipare. La mâle alourdi par le port d’oeufs est moins mobile et se nourrit peu. Ce mode d’incubation n’est pas fréquent et pour cause car le mâle porte les oeufs fécondés sur son dos, puis lors de l’éclosion des alevin, il les accueillera dans une poche ventrale exactement comme le pratiquerait un marsupial. Les alevins, des larves minuscules, se nourrissent pourtant déjà de zooplancton assez gros et cela permet de les reproduire en aquarium, leur alimentation étant moins problématique que pour d’autres espèces de poissons marins dont la taille des larves alevines est tellement faible que trouver de la nourriture adaptée à leur petitesse est un véritable casse-tête.



Fruits de mer, oursinade et poisson-chirugien

Les vacanciers qui ne pratiquent pas la plongée autonome ou en tuba seront confrontés eux-aussi, au moins par le biais de la carte des menus, aux animaux marins les plus variés, inconnus pour la plupart, y compris du requin, de la pieuvre, voir une oursinade!

S’il s’agit le plus souvent de poissons, certains invertébrés sont parfois présentés au consommateur. Les pêcheurs locaux proposent fréquemment des fruits de mer. Même lorsque les autochtones pêchent pour leurs besoins alimentaires ou pour la vente directe, jamais les marchés tropicaux ne sont aussi hauts en couleur et abondants que dans les villages de pêcheurs des pays méditerranéens, Cela tient au fait que dans ces pays chauds, où les systèmes de réfrigération efficaces font souvent défaut, le poisson se dégrade très rapidement -ceci s’applique également aux invertébrés comestibles-, ce qui oblige de recourir à une méthode de conservation, qui, dans la plupart des pays en voie de développement, est le séchage. Les Européens rechignant à consommer du poisson, comme du poisson chirurgien préparé selon cette méthode, très peu de vacanciers s’aventurent sur les marchés locaux, ce d’autant plus que la majorité des hôtels situés en zone tropicale ne permettent pas aux touristes la préparation de leurs propres aliments.

poisson chirurgien



Bonjour tout le monde aquariologique!

Bienvenue sur ce blog de l’aquariologie, une notion étendue plus scientifique que l’aquariophilie des amateurs. Aborder des questions de maintenance d’un aquarium d’une façon un peu plus technique n’est pas nécessairement bien compliqué surtout si on aborde des poissons aussi facile que le poisson rouge.

 

Par exemple, l’aquascaping d’un aquarium peut se révéler complexe de prime  abord, mais en exploitant des techniques mathématiques, on parvient simplement à de jolies réalisation … viables dans le temps.